La quadrature du cercle ou la raison pour le président de la Transition du Mali
La quadrature du cercle ou la raison pour Assimi GOITA
Être ou paraître ?
Être « Président de la République » ou paraître ....
Comment comprendre qu’Assimi puisse s’accrocher au pouvoir après presque cinq (5) ans avec le résultat qu'on connaît : un échec patent
C'est un problème d’éthique, d'humilité quand on échoue on quitte.
C'est vrai qu'il faut compter avec l’addiction d’être au pouvoir, l’ambition.
Mais mieux vaut sortir par la porte que par la fenêtre.
Pour paraphraser Platon " l’intelligence ce n'est pas connaître plus de choses, mais savoir prendre la mesure des situations "
Le peuple malien est à saluer par sa résilience, sa patience.
Nous devons rendre grâce à Dieu, que les hommes politiques aient pu jusque-là garder leur calme devant des provocations encouragées par les Autorités de la Transition.
La loi a été jusqu’à présent respectée par les responsables politiques. Les faits sont là :
- Une première manifestation prévue le samedi 3 mai à la maison de la Culture Amadou Ham Pathé Ba, avec une demande formulée en bonne et due forme dans le respect de la loi.
- Une deuxième formulée dans les mêmes conditions en bonne et due forme pour le vendredi 09 mai
La première fut " empêchée " par des affidés des Autorités de la Transition. Les images sont implacables Espérons que Mr le procureur va se saisir du dossier...
La seconde manifestation eut comme réponse, bis repetita, la suspension des partis politiques.
Feu le Général Ibrahim Baré Mainassara du Niger, avait par ambition voulu rester au Pouvoir coûte que coûte. Il avait fait la guerre aux hommes politiques, mal lui en prit.
Feu Colonel Tandia Mamadou après avoir fait deux mandats présidentiels avaient voulu prolonger, après avoir par des élections truquées, changé la constitution du Niger. Entre temps il avait dissous l’Assemblée nationale et la Cour Constitutionnelle présidée par Mme Bazei, réputée pour son intégrité morale, qui avait jugé l’acte anticonstitutionnel.
Au Sénégal la Cour Constitutionnelle avait imposé une date butoir à Macky Sall pour la tenue de l'élection présidentielle.
Avant de fermer cette parenthèse relative à nos voisins, voici ce qui est écrit sur Wikipédia, sur la Présidente de la Cour Constitutionnelle du Niger Mme Fatimata Salifou Bazei, « En 2009, elle dirige la Cour Constitutionnelle qui s'oppose de façon unanime au Président du Niger, Mamadou Tandja, lorsque celui-ci veut organiser un référendum pour modifier la Constitution du Niger et rester en fonction pendant la rédaction d'une nouvelle constitution. Le Président réagit en révoquant l'Assemblée nationale, et la Cour constitutionnelle, pour mener à bien son projet de modification de la Constitution. En février 2010, il est renversé par un coup d'État militaire et le pouvoir est rendu à un gouvernement civil en 2011, avec l'organisation de nouvelles élections."
Assimi Goita lui n'a ni le courage de Feu Ibrahim Baré Mainassara, encore moins son impétuosité Peut-être sera-t-il plus sage ? L’histoire nous le dira.
Il ne veut pas passer par les élections et, comme il a eu le pouvoir sur un plateau d’argent il veut rester le plus longtemps possible par des subterfuges récurrents qui ont maintenant, fait long feu.
C'est pourtant très simple. Il suffit de respecter la constitution et la Charte révisée de la Transition en démissionnant et se présenter devant le peuple.
A défaut de cet élan démocratique, qui forcerait l’admiration il s'est construit un "peuple » au cours de concertations taillées sur mesure à savoir choisir le maximum de thuriféraires pour se faire plébisciter " Président de la république « et, pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable.
Tous les citoyens doivent respecter les lois et règlements de notre pays. Mr Le Président de la Transition, vous avez l’insigne honneur de respecter et de faire respecter les lois et règlements de notre pays Si d’aventure vous ne le faisiez pas, d’autres pourraient prendre exemple sur vous, pour ne pas les respecter …
Vous risquez vous et tous les complices civils ou militaires de répondre un jour, devant la justice car force restera toujours à la loi.
Avec ces rappels historiques sur deux présidents militaires qui ont mal fini, pour n'avoir pas respecté les lois et règlements de leur pays, nous espérons, avec tout le respect que nous vous devons, que vous allez cheminer dans la voie de la sagesse, de la raison. Le pays est meurtri, il se délite par votre mal gouvernance.
Vous avez la chance d’avoir en face de vous des hommes responsables patriotes qui, soucieux de l'avenir du pays ne demandent rien d'autre que le retour à l’ordre constitutionnel dans un climat apaisé. Il n'est pas encore tard car " l’erreur est humaine."
Baïdy Maguiraga https://maguiblog16.canalblog.com/
La quadrature du cercle ou la raison pour le président de la Transition du Mali
La quadrature du cercle ou la raison pour Assimi GOITA
Être ou paraître ?
Être « Président de la République » ou paraître ....
Comment comprendre qu’Assimi puisse s’accrocher au pouvoir après presque cinq (5) ans avec le résultat qu'on connaît : un échec patent
C'est un problème d’éthique, d'humilité quand on échoue on quitte.
C'est vrai qu'il faut compter avec l’addiction d’être au pouvoir, l’ambition.
Mais mieux vaut sortir par la porte que par la fenêtre.
Pour paraphraser Platon " l’intelligence ce n'est pas connaître plus de choses, mais savoir prendre la mesure des situations "
Le peuple malien est à saluer par sa résilience, sa patience.
Nous devons rendre grâce à Dieu, que les hommes politiques aient pu jusque-là garder leur calme devant des provocations encouragées par les Autorités de la Transition.
La loi a été jusqu’à présent respectée par les responsables politiques. Les faits sont là :
- Une première manifestation prévue le samedi 3 mai à la maison de la Culture Amadou Ham Pathé Ba, avec une demande formulée en bonne et due forme dans le respect de la loi.
- Une deuxième formulée dans les mêmes conditions en bonne et due forme pour le vendredi 09 mai
La première fut " empêchée " par des affidés des Autorités de la Transition. Les images sont implacables Espérons que Mr le procureur va se saisir du dossier...
La seconde manifestation eut comme réponse, bis repetita, la suspension des partis politiques.
Feu le Général Ibrahim Baré Mainassara du Niger, avait par ambition voulu rester au Pouvoir coûte que coûte. Il avait fait la guerre aux hommes politiques, mal lui en prit.
Feu Colonel Tandia Mamadou après avoir fait deux mandats présidentiels avaient voulu prolonger, après avoir par des élections truquées, changé la constitution du Niger. Entre temps il avait dissous l’Assemblée nationale et la Cour Constitutionnelle présidée par Mme Bazei, réputée pour son intégrité morale, qui avait jugé l’acte anticonstitutionnel.
Au Sénégal la Cour Constitutionnelle avait imposé une date butoir à Macky Sall pour la tenue de l'élection présidentielle.
Avant de fermer cette parenthèse relative à nos voisins, voici ce qui est écrit sur Wikipédia, sur la Présidente de la Cour Constitutionnelle du Niger Mme Fatimata Salifou Bazei, « En 2009, elle dirige la Cour Constitutionnelle qui s'oppose de façon unanime au Président du Niger, Mamadou Tandja, lorsque celui-ci veut organiser un référendum pour modifier la Constitution du Niger et rester en fonction pendant la rédaction d'une nouvelle constitution. Le Président réagit en révoquant l'Assemblée nationale, et la Cour constitutionnelle, pour mener à bien son projet de modification de la Constitution. En février 2010, il est renversé par un coup d'État militaire et le pouvoir est rendu à un gouvernement civil en 2011, avec l'organisation de nouvelles élections."
Assimi Goita lui n'a ni le courage de Feu Ibrahim Baré Mainassara, encore moins son impétuosité Peut-être sera-t-il plus sage ? L’histoire nous le dira.
Il ne veut pas passer par les élections et, comme il a eu le pouvoir sur un plateau d’argent il veut rester le plus longtemps possible par des subterfuges récurrents qui ont maintenant, fait long feu.
C'est pourtant très simple. Il suffit de respecter la constitution et la Charte révisée de la Transition en démissionnant et se présenter devant le peuple.
A défaut de cet élan démocratique, qui forcerait l’admiration il s'est construit un "peuple » au cours de concertations taillées sur mesure à savoir choisir le maximum de thuriféraires pour se faire plébisciter " Président de la république « et, pour un mandat de cinq (5) ans renouvelables.
Tous les citoyens doivent respecter les lois et règlements de notre pays. Mr Le Président de la Transition, vous avez l’insigne honneur de respecter et de faire respecter les lois et règlements de notre pays Si d’aventure vous ne le faisiez pas, d’autres pourraient prendre exemple sur vous, pour ne pas les respecter …
Vous risquez vous et tous les complices civils ou militaires de répondre un jour, devant la justice car force restera toujours à la loi.
Avec ces rappels historiques sur deux présidents militaires qui ont mal fini, pour n'avoir pas respecté les lois et règlements de leur pays, nous espérons, avec tout le respect que nous vous devons, que vous allez cheminer dans la voie de la sagesse, de la raison. Le pays est meurtri, il se délite par votre mal gouvernance.
Vous avez la chance d’avoir en face de vous des hommes responsables patriotes qui, soucieux de l'avenir du pays ne demandent rien d'autre que le retour à l’ordre constitutionnel dans un climat apaisé. Il n'est pas encore tard car " l’erreur est humaine."
Baïdy Maguiraga https://maguiblog16.canalblog.com/
Les Concertations des 28 et 29 avril ;sur la Charte des partis : une mascarade
Les Concertations sur la Charte des partis : une mascarade
Un petit rappel
( la répétition est pédagogique)
A. 137 ( cent trente et sept ) partis politiques ont réagi sur 297 ,soit individuellement soit par regroupement à la lettre relative à la Charte des partis politiques.
B. Huit (8 ) organisations de la Société Civile sur 92 ont réagi sur le même sujet
Pour la participation aux rencontres régionales et du District de Bamako ainsi que celles des Ambassades et Consulats :
Un (1) délégué pour représenter les partis politiques
Un (1) délégué pour représenter les Organisations de la Société Civile
137 partis politiques ont le même poids que Huit ( 8 ) organisations de la Société Civile
2277 délégués pour les concertations des 19 régions et du District de Bamako
1500 délégués pour les 49 Ambassades et Consulats
La surrépresentation des maliens de l'Exterieur
Un peu d'arithmétique : 2277 ajoutés à 1500 donnent 3777 délégués
Sur cette base de répartition, les délégués de l'Extérieur représentent 40 % de l'ensemble des délégués et les délégués des 19 régions et du District de Bamako 60% de l'ensemble des délégués.
Selon les estimations officielles de 2020, les maliens de l'Extérieur sont environ 1,3 millions, sur une population d'environ 21 000 000 ( 21 millions) soit autour de 6 %
A titre indicatif le fichier électoral de 2018 comportait environ 8 millions d'électeurs dont environ (cinq cent mille ) 500 000 électeurs de la Diaspora
En majorant même à 10 % le pourcentage des maliens de l' Extérieur, les représentations pour les concertations préparatoires ( Intérieur et Extérieur) devaient être autour de :
*400 pour les maliens de la diaspora
*3300 délégués pour les maliens de l'intérieur
Pourquoi une surreprésentation des maliens de l'extérieur?
Comme vous pouvez le constatez les consultations des 28 et 29 avril ne sont rien d'autre qu'une mascarade..
Baïdy Maguiraga
les Perles des concertations des 28 et 29 avril 2025
Les ʺperles ʺ des concertations des 28 et 29 avril 2025
- 𝐑é𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. 𝐈𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐬𝐨𝐮𝐝𝐫𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 ;
- 𝐃𝐮𝐫𝐜𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐫é𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐬 : 𝐟𝐢𝐱𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 (100 000 000) 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐫é𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 ;
- - 𝐏𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭é 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞 à 𝐥’𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜 ;
- - 𝐄𝐱𝐢𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬
(250 000 000) 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀 𝐩𝐨𝐮𝐫 ê𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭 à 𝐥’é𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 ;
- - 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐬𝐜𝐫𝐮𝐭𝐢𝐧 à 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐮𝐥 𝐭𝐨𝐮𝐫 ;
- 𝐑é𝐯𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐆é𝐧é𝐫𝐚𝐥 𝐝’𝐀𝐫𝐦é𝐞 𝐀𝐬𝐬𝐢𝐦𝐢 𝐆𝐎Ï𝐓𝐀 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐏𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐝𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐢𝐧𝐪 (5) 𝐚𝐧𝐬 à 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫 𝐝𝐞 2025, 𝐫𝐞𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐚𝐛𝐥𝐞, à 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐫 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐢𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 ;
Quels sont les pouvoirs définis par une Constitution ?
- Pouvoir législatif (élaboration de la loi) ;
- Pouvoir exécutif (application de la loi) ;
- Pouvoir judiciaire (contrôle et sanction en cas de non-respect de la loi).
Quelques citations d’hommes célèbres
- ʺle pouvoir est comme une source claire et limpide. On la regarde, on s’y regarde. On admire sa limpidité, mais au fond de cette source, le sable n’est pas toujours pur, il est bien souvent mêlé à la boue ʺ
Seydou Badian Kouyaté dans la mort de Chaka
- ʺla justice de l'intelligence est la sagesse. Le sage n'est pas celui qui sait beaucoup de choses, mais celui qui voit leur juste mesure. ʺ
Platon
Apprendre à nager dans la mare à la Transition
Les chiffres parlent !
( Source Ministre délégué chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral)
A. 101 partis + 8 partis + 28 partis
= 137 partis
137 partis ont réagi à la problématique de la charte des partis politiques sur 297 soit
46 %
B. Société Civile
8 Organisations de la Société Civile sur 94 ont répondu soit environ 9%
Pour les rencontres régionales, extérieures et dans le District de Bamako,
1 délégué pour représenter les partis politiques
1delegué pour représenter la Société civile
La logique ? Ne cherchez pas loin !
Consultations biaisées !
Baïdy Maguiraga
Avant projet sur la Charte pour la paix, la réconciliation Observations
Observations
- Sur la forme
1. La lecture du document est fastidieuse. Son agencement est tel qu’on a l’impression que c’est tantôt un cours sur l’éducation, tantôt sur la communication tantôt sur les relations humaines, avec des titres emphatiques.
2. Le document manque de concision. Il y a très souvent des redondances dans les titres des chapitres. Certains termes pourraient être regroupés afin de faciliter sa lecture.
Exemples : objet et objectifs ; vision et principes ; compréhension de la paix et conditions pour une paix durable ; Compréhension de la cohésion sociale, nécessité de la cohésion sociale, conditions de la cohésion sociale ; compréhension du vivre-ensemble, nécessité du vivre-ensemble, conditions du vivre-ensemble etc. ….
3. Certaines valeurs sont définies :
Humanitude, la vertu, les alliances et la parenté à plaisanterie, l’autorité parentale, l'honneur, l’hospitalité, le patriotisme, la citoyenneté, le multilinguisme, le dialogue, la tolérance, le pardon, la solidarité, le travail, la conscience professionnelle et la redevabilité.
A la place d’humanitude qui est néologisme de forme, c’est plus facile de comprendre le mot équivalent humanité.
4. S’agissant de l’éducation familiale la définition suivante est donnée
« L’éducation familiale est le processus par lequel une famille élève et éduque un enfant. »
Vous précisez « La famille, en tant que cellule de socialisation la plus importante au Mali, est le lieu de l’éducation de base et de la transmission des valeurs fondées sur des pratiques culturelles, spirituelles, religieuses et morales. Ces valeurs contribuent à la formation du citoyen, favorisent son enracinement dans la tradition et son ouverture au reste du monde. »
En réalité ce n’est pas la famille seule qui éduque l’enfant. En effet tous les segments de la société, de l’environnement de l’enfant y contribuent (les parents, les voisins, les amis, les adultes, et même quelques enfants par l’effet multiplicateur…).
Les cérémonies de mariage, religieuses, funéraires ou traditionnelles auxquelles les enfants participent contribuent également à leurs formations.
Pour toutes ces raisons le terme le plus approprié est Education informelle au lieu de Education familiale.
5. Dans le même ordre d’idées d’autres mots ou groupes de mots tout aussi importants dans le cadre d’une paix et réconciliation méritent d’être définis :
a. Devoir de mémoire : L’obligation de se souvenir et de transmettre l’histoire des événements marquants du passé, surtout ceux liés aux tragédies collectives. Il vise à honorer la mémoire des victimes et à tirer les leçons du passé afin d’éviter des répétitions des erreurs et des injustices.
Nous ne devons pas oublier les victimes qu’elles soient maliennes ou étrangères. Le devoir de mémoire commande de citer dans le cadre de la paix et la réconciliation, les victimes de mars 1991, les victimes maliennes et étrangères de 2012 ainsi que toutes les victimes aussi bien des luttes contre la mauvaise gouvernance, qu’en rapport avec la lutte contre l’insécurité et la défense de notre patrie.
b. La bonne gouvernance (gouvernance vertueuse) dans un pays signifie : mettre l’intérêt du citoyen au centre de tous les objectifs, sécuriser les personnes ainsi que leurs biens et, faire respecter par tous les lois du pays, avec la vertu et l’honneur.
6. Afin de rendre la lecture du document plus facile et surtout de rester mieux focaliser sur d’autres aspects plus factuels de la problématique de la sécurité et de la paix, il est plus approprié de compiler les définitions et autres recommandations dans un ANNEXE.
- Sur le Fond
- Contexte
Dans le contexte, vous avez évoqué « la mutation politique de 2020 » sans précisez la contestation des résultats des élections législatives de 2020 proclamées par la Cour Constitutionnelle. Ce problème de gouvernance, fut la source de la crise multidimensionnelle dans laquelle se retrouve le pays.
- Une justification incomplète
- Dans la justification, vous évoquez « les événements majeurs survenus entre 2022 et 2024 », cette transition a débuté en aout 2020
- Vous occultez les Assises nationales de la Refondation qui se sont tenues pour les phases préparatoires du 11 au 23 décembre 2021, et pour le niveau national les 27,28,29 et 30 décembre 2021. Ces Assises furent pourtant à la base de la constitution du 22 juillet 2023 dont un des considérants est « Convaincu de la nécessité de promouvoir le vivre-ensemble et la réconciliation nationale dans le respect des identités et de la diversité culturelle ; »
- Vous évoquez les défis multidimensionnels qui ont été à la base « d’instabilités politiques et institutionnelles (1968, 1991, 2012, 2020 et 2021) … » vous négligez d’évoquer la révolution de mars 1991 alors que dans le préambule de la constitution du 22 juillet 2023 il est stipulé : « le peuple malien souverain …. Affirme sa volonté de renforcer les acquis démocratiques de la révolution du 26 mars 1991 et de promouvoir les idéaux de la refondation portés par le Peuple malien ;
S’engage à défendre la souveraineté, l’unité nationale et l’intégrité du territoire »
- La problématique mal définie
- Le contexte décrit dans l’avant-projet de la charte est juste, en dépit de quelques omissions. Il résume de façon objective la situation difficile du pays. Malheureusement dans ce document il manque le diagnostic de cette crise multidimensionnelle.
- Au lieu d’une kyrielle de définitions ou de recommandations qui sont surtout des généralités il est impératif :
- d’identifier tous domaines (qui dépassent de loin ceux mis en exergue) avec des articulations éventuelles entre les uns et les autres ;
- de faire des propositions concrètes de sortie de crise.
- La réconciliation et la paix, se font de concert avec des personnes ou groupe de personnes, qui ont entre eux des différends, des problèmes ou, qui sont en conflits. L’insécurité est un frein au vivre-ensemble, à l’amélioration des conditions de vie des populations, au développement harmonieux du pays. Toutes les couches du pays doivent être associées à la recherche de solutions pérennes pour la paix, la sécurité et la réconciliation.
- Cette question d’inclusivité avait été́ posée lors des rencontres préparatoires du Dialogue inter-maliens. Apparemment elle n’a pas prospéré. Elle est pourtant fondamentale, la nier c’est faire preuve de myopie ou de mauvaise foi.
- Les responsabilités d’engagements des Autorités et des citoyens
En jetant un regard rétrospectif sur la gouvernance du pays pendant cette Transition, qui dure presque cinq (5) ans, on ne peut que se poser des questions sur cette proposition de « responsabilités d’engagement des Autorités et des citoyens ».
Quel crédit doit-on apporter à une Transition qui ne respecte pas ses propres engagements ?
D’autre part la question de la problématique de la paix, la sécurité et la réconciliation, ne doit pas être confiné dans un espace restreint qui porterait préjudice à son appropriation. Enfin, quelle valeur juridique cette charte a-t-elle, ?
- Une transversalité tronquée
La paix, la sécurité et la réconciliation nationale ne concernent pas seulement les départements, de la justice, de la sécurité et de la défense, de l’administration du territoire, en charge de la réconciliation de la paix et de la cohésion nationale
La paix, la sécurité et la réconciliation nationale sont des problèmes transversaux qui touchent tous les secteurs de la nation, surtout dans un pays comme le Mali, où les tensions politiques, économiques et sécuritaires ont des répercussions sur l’ensemble de la société.
La paix, la sécurité et la réconciliation nationale ne sont pas seulement des questions relatives aux forces de Défense et de Sécurité du pays. Elles nécessitent une approche globale consensuelle, impliquant tous les secteurs de l’État et l’ensemble des acteurs de la société (gouvernement, partis politiques, société civile, communautés religieuses, Groupes armés, communautés traditionnelles, organisations internationales.)
La paix et la sécurité embrassent entre autres les domaines suivants :
- Politique et gouvernance :
La paix et la réconciliation dans la situation actuelle du Mali nécessitent des réformes politiques et institutionnelles pour garantir un retour à l’ordre constitutionnel avec, une gouvernance inclusive.
Au niveau local la décentralisation permettra aux populations d’élire librement leurs représentants. Ce faisant elles leur portent main forte aussi bien au plan sécuritaire qu’au plan économique.
Au niveau national les organisations politiques dont les programmes auront plus de suffrage à travers des élections crédibles et transparentes gouverneront plus facilement le pays conformément à la constitution.
L’instabilité politique fragilise l’État et empêche la mise en œuvre de politiques efficaces.
- Sécurité et défense :
La présence de groupes armés, de milices et de conflits inter et intracommunautaires affecte la stabilité du pays.
La réforme du secteur de la sécurité (armée, police, justice) est essentielle pour rétablir la confiance des citoyens.
Une véritable charte pour la paix, la sécurité et la réconciliation, doit impliquer toutes les composantes ainsi que toutes les sensibilités de la Nation
- Économie et développement :
L’insécurité freine les investissements, la croissance et l’emploi.
Les inégalités économiques et le manque d’opportunités favorisent la radicalisation et les tensions sociales.
- Éducation et jeunesse :
Sans éducation et perspectives d’avenir, les jeunes sont plus vulnérables au recrutement par des groupes extrémistes.
L’éducation doit être un vecteur de cohésion sociale et de sensibilisation à la culture de la paix.
- Justice et droits de l’homme :
Une réconciliation nationale nécessite de traiter les injustices passées, notamment les crimes commis pendant les conflits.
Une justice équitable et indépendante est indispensable pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
- Culture et cohésion sociale :
Les tensions ethniques et communautaires doivent être apaisées par des initiatives de dialogue et de promotion du vivre-ensemble.
Les valeurs traditionnelles maliennes (hospitalité, et la parenté à plaisanterie) peuvent être utilisées pour renforcer la réconciliation.
- Santé et solidarité
Impact des conflits sur la santé : La guerre et l’instabilité ont affaibli le système de santé au Mali, avec la destruction d’infrastructures, la fuite du personnel médical et la difficulté d’accès aux soins dans certaines régions.
Réconciliation et accès aux soins : Une paix durable doit garantir un accès équitable aux soins pour toutes les communautés, en réhabilitant les hôpitaux et en développant des programmes de santé pour les zones affectées par le conflit.
Solidarité nationale et reconstruction : La réconciliation doit s’accompagner d’une politique de solidarité pour aider les déplacés internes, les victimes de violences et les populations vulnérables.
- Mines et environnement
Exploitation minière et conflits : Les ressources minières (or, lithium, etc.) sont souvent un facteur de tensions entre l’État, les entreprises et les communautés locales. L’absence de régulation favorise les trafics et alimente les groupes armés.
Réconciliation et gouvernance des ressources : Une paix durable nécessite une meilleure redistribution des revenus miniers au profit des populations locales et une transparence dans l’attribution des licences d’exploitation.
Environnement et développement durable : L’exploitation abusive des ressources fragilise l’écosystème et aggrave les conditions de vie des populations. La Charte doit intégrer des engagements pour une gestion durable des richesses naturelles.
- Transport
Impact des conflits sur les infrastructures : L’insécurité empêche le développement des routes et des voies de communication, isolant certaines régions et limitant les échanges économiques et sociaux.
Transport et cohésion nationale : Un bon réseau de transport est essentiel pour, rapprocher les populations, favoriser le commerce et renforcer l’unité nationale.
Sécurisation des axes routiers : La paix et la réconciliation doivent s’accompagner d’un réinvestissement dans les infrastructures de transport, tout en garantissant leur sécurité face aux, attaques de groupes armés et actes de banditisme.
- Agriculture et réconciliation nationale
Impact des conflits : L’insécurité empêche de nombreux agriculteurs d’accéder à leurs terres, tandis que les affrontements entre communautés et groupes armés perturbent la production agricole.
Réhabilitation des terres agricoles : Après un conflit, il est crucial d’aider les agriculteurs à récupérer leurs terres et à bénéficier d’un soutien en semences, engrais et irrigation.
Justice foncière et conflits d’accès à la terre : De nombreux litiges opposent agriculteurs et éleveurs, notamment en raison de l’accès aux terres et aux ressources en eau. Une réconciliation nationale réussie doit garantir une gestion équitable et apaisée du foncier rural.
Autonomie alimentaire et stabilité : Une agriculture forte réduit la dépendance aux importations et renforce la résilience économique du pays, contribuant ainsi à la paix sociale.
- Élevage et cohésion sociale
Conflits entre agriculteurs et éleveurs : Les tensions entre agriculteurs sédentaires et éleveurs nomades sont une cause majeure d’affrontements intercommunautaires.
Sécurisation des couloirs de transhumance : L’insécurité a perturbé les circuits de transhumance, poussant certains éleveurs à envahir des zones agricoles, ce qui exacerbe les tensions.
Rétablissement des marchés de bétail : La guerre a désorganisé les circuits commerciaux du bétail, entraînant des pertes économiques importantes pour les éleveurs.
- Pêche et sécurité alimentaire
Conflits autour des ressources en eau : L’accès aux fleuves et aux lacs est souvent source de tensions entre pêcheurs, agriculteurs et éleveurs, surtout en période de sécheresse.
Effondrement de la pêche artisanale : L’insécurité et la baisse des stocks halieutiques ont gravement affecté les communautés de pêcheurs, notamment dans le Delta intérieur du Niger.
Déforestation et pollution : L’absence de gestion durable des ressources naturelles aggrave la situation des pêcheurs.
- Propositions et Conclusions
- Propositions
La Commission de rédaction de l’avant-projet de la charte pour l’unité et la réconciliation a fait un travail de recherche et de réflexion remarquable mais qui, pour nous, n’aborde pas la problématique de la paix, la réconciliation et la sécurité, en profondeur.
Le contexte définit assez bien la situation, malheureusement la démarche nous parait superficielle…. Nos observations sont faites dans un souci d’apporter notre contribution à la promotion de la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.
A travers la lecture et l’analyse de ce document, nous sommes arrivés à la conclusion que la démarche pour l’appropriation d’une Charte pour la paix, l’unité, la sécurité et la réconciliation doit reposer sur une analyse critique et réaliste si on veut aboutir à des solutions pérennes
La démarche que nous proposons promeut une appropriation durable et efficace en insistant sur, une analyse critique du passé, la définition claire des priorités, l’implication des acteurs et la mise en place d’un mécanisme indépendant de suivi et évaluation. Elle demande du temps, de la patience et surtout de la tolérance, eu égard aux défis auxquels les populations sont quotidiemment confrontées.
Cette démarche se décline comme suit ;
I. Diagnostic (État des lieux) de la situation
1. Analyser les causes profondes de la crise : politiques, économiques, sécuritaires, sociales, humanitaires etc.
2. Identifier les acteurs impliqués : Gouvernement, groupes armés, société civile, partenaires internationaux, populations affectées.
3. Évaluer les conséquences du conflit : Déplacements de populations, insécurité, affaiblissement des institutions, impact sur l’économie et la cohésion sociale, crise institutionnelle, gouvernance.
Objectif : Comprendre le contexte réel pour éviter une approche inappropriée des réalités du terrain.
II. Identification des domaines concernés
1. Gouvernance et réformes institutionnelles : Fonctionnement de l’État, décentralisation, justice.
2. Sécurité et désarmement : Réintégration des ex-combattants, réforme des forces de sécurité.
3. Développement économique et social, solidarité : Accès aux services de base, lutte contre la pauvreté.
4. Réconciliation et cohésion sociale : Justice transitionnelle, mémoire collective, dialogue intercommunautaire.
5. Rôle des acteurs locaux et internationaux : Responsabilités respectives, coordination des actions.
Objectif : Délimiter clairement les champs d’action de la charte pour éviter une approche trop vague ou trop générale.
III. Analyse des accords précédents et de leurs résultats
1. Quels étaient les principaux accords signés ? (Contenu, engagements pris)
2. Pourquoi ont-ils échoué ou rencontré des obstacles ?
3. Manque d’appropriation nationale ?
4. Absence d’inclusion de certains acteurs ?
5. Problèmes d’application (manque de volonté politique, de financement, d’adhésion populaire)
6. Ingérences extérieures ou divergences d’intérêts
7. Quelles leçons en tirer ?
Objectif : Éviter les erreurs du passé et construire un cadre réaliste et applicable.
IV. Recommandations pour une appropriation réussie
1. Inclusion et participation : Associer toutes les parties prenantes (État, société civile, groupes armés, communautés, jeunes, femmes).
2. Communication et sensibilisation : Faire comprendre la charte aux populations pour assurer leur adhésion.
3. Réalisme et engagement des acteurs : Fixer des objectifs atteignables et contraignants pour éviter un accord symbolique sans effet réel.
4. Financement et accompagnement : Mobiliser les ressources nécessaires pour l’application de la charte.
5. Mécanismes de contrôle citoyen : Renforcer le rôle de la société civile pour garantir une transparence dans l’application.
Objectif : Proposer des solutions concrètes pour garantir l’effectivité et la légitimité de la charte.
V. Suivi et évaluation
1. Définir des indicateurs de performance : Mesurer l’impact des actions mises en œuvre.
2. Créer des instances de suivi indépendantes : Mécanismes de redevabilité impliquant l’État, la société civile et les partenaires internationaux.
3. Mettre en place des bilans réguliers : Évaluer les avancées et ajuster la mise en œuvre en fonction des défis rencontrés.
4. Sanctionner les manquements et garantir la continuité : Prévoir des mesures en cas de non-respect des engagements.
Objectif : Assurer la pérennité du processus et éviter que la charte ne reste une simple déclaration d’intentions.
- Conclusions
Cette charte peut être une solution à une réconciliation si les propositions formulées sont validées à travers un processus d’échanges inclusifs et francs.,
La situation de délitement (crise sécuritaire, économique sociale et humanitaire) dans laquelle se trouve le Mali est sans précèdent pendant une Transition.
Les libertés démocratiques sont bafouées, les arrestations arbitraires sont récurrentes. Plusieurs prisonniers politiques restent en détention en violation de l’article 7 de la constitution qui stipule :
« Toute personne a droit à un procès équitable et à un jugement rendu dans un délai raisonnable.
Le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l’avocat de son choix, est garanti depuis l’enquête préliminaire. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par la juridiction compétente.
La peine est personnelle. Nul ne peut être poursuivi, arrêté ou inculpé qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés. »
Les Assises et autres rencontres nationales, des instruments pour perdurer au pouvoir
Le Dialogue Inter maliens tout comme la préparation des rencontres relatives à la Charte pour la paix la sécurité et la réconciliation nationale ont été organisés avec l’objectif pour les Autorités de la transition de rester le plus longtemps possible au pouvoir.
Plusieurs concertations ont eu lieu., mais force est de constater que depuis le Dialogue National Inclusif, la quasi-totalité des recommandations sont semblables. Les Autorités font de ces rencontres un instrument pour perdurer au pouvoir. Elles les mettent dans les tiroirs et sélectionnent le moment opportun celles qui les arrangent
Faire amende honorable et tendre la main pour une sortie appropriée de la crise
Les Autorités doivent, comprendre que la Transition a échoué. Elles doivent faire amende honorable et chercher une issue favorable à cette crise multidimensionnelle.
Pour ce faire elles doivent :
- Créer un climat apaisé avec la libération des prisonniers politiques
- Mettre fin aux arrestations arbitraires
- S’engager solennellement vers un processus de retour à l’ordre constitutionnel
- Chercher un consensus avec les forces vives du pays sur une feuille de route menant à des élections crédibles et transparentes
Baidy Maguiraga
Post du 04 juin 2020 la veille de la première marche du M5 RFP
Nous sommes dans une période très difficile pour le pays. Pour ne pas dire plus, nous sommes dans une démocratie et ceux qui veulent marcher pour exprimer leur mécontentement ont le droit de le faire c’est évident. Malheureusement certains propos tenus par des Responsables de cette manifestation font froid au dos. J’ai entendu la classification entre bons et mauvais maliens ; je crois tenir de tels propos n’est pas responsable.
Indépendamment du débat sémantique ce qui est dangereux c’est l’éventualité du saut dans l’inconnu, ayant en mémoire l’épisode Sanogo et ses conséquences. En observant attentivement la situation on se rend compte que l’alternative n’est pas définie, l’objectif c’est tout simplement la chute de IBK.
Les Organisateurs auraient beaucoup gagné s ils avaient fait des propositions dans ce sens. Mais espérons qu’ils vont travailler dans ce sens, car tout a été discuté lors du Dialogue National Inclusif
Notre analyse d’il y'a un an qui nous a guidé dans la Gestion du Pouvoir n’a pas changé car les problèmes sont toujours là, même s’il faut reconnaître qu’il y eut des avancées significatives dans leur résolution. Ce qui est dommage c’est que nos alliés ne nous ont pas aidé avec les derniers arrêts de la Cour Constitutionnelle, Il aurait été tellement plus simple de valider les résultats provisoires donnés par le Ministère de l’Administration territoriale qui sont dans l’ensemble moins contestés que ceux de la Cour Constitutionnelle.
Mais comme on dit à quelque chose malheur est bon la mauvaise gestion de l’imbroglio électoral par la Cour Constitutionnelle doit nous servir de leçons vers des réformes institutionnelles profondes. Le Dialogue National Inclusif a précisé par des résolutions et des recommandations ces réformes. La tenue des élections législatives a montré le pouvoir de l’argent pour avoir des députés, aussi bien pour les avoir par le vote que pour les acheter.
Toutes les forces vives doivent travailler ensemble pour élaborer dans la concertation toutes les réformes qui vont dans le sens de la justice, dans le sens de la transparence la plus possible lors des élections afin que l’Exécutif soit le moins contesté possible.
Les priorités pour moi sont :
1. La constitution dans laquelle ; a) le scrutin doit être proportionnel,
b) le mandat du député (ou du conseiller) est un mandat pour le Parti sous les couleurs duquel il a participé aux élections c) le renforcement de la justice
2. la création de l’Organe Unique de Gestion des élections qui proclamera seul les élections comme au Ghana
3 Les réformes administratives
La liste est loin d’être exhaustive
Conclusion
1 Marcher pour exprimer son mécontentement est normal, Ceux qui veulent marcher ont parfaitement le droit de le faire. Mais tenir des propos haineux eu égard à la situation difficile que connait le pays n’est pas responsable.
2 Le pays a trop souffert et nous devons nous unir, travailler dans un esprit d’ouverture et de consensus pour gérer les problèmes.
Baidy Maguiraga
PLAIDOYER POUR DES ÉLECTIONS CRÉDIBLES
Le rôle des partis politiques
Les partis politiques sont incontournables dans une démocratie.Ils ont comme ambition la conquête et l’exercice du pouvoir.
Ils sont, avec les organisations de la société civile, les garants des libertés démocratiques. Un de leurs objectifs est la lutte pour le développement du pays et le bien-vivre ensemble.
Le financement des partis politiques
Dans une démocratie représentative, la vie politique a comme piliers les partis politiques. Ils sont censés jouer un rôle déterminant dans la bonne gouvernance du pays. Ils s’occupent également de la formation des citoyens dans un cadre démocratique, et jouent un rôle oh combien important au niveau social.
Les partis politiques ont cependant besoin de moyens financiers de plus en plus importants pour remplir leurs missions. D’autre part, les effets néfastes de l’argent doivent interpeller tous les patriotes soucieux du devenir du pays. En effet, les partis politiques doivent être indépendants des oligarques, sous peine de mettre en péril, entre autres, l’intégrité territoriale du pays. Toutes ces raisons justifient la mise en place d’un cadre juridique pour leur financement. Au Mali, la charte des partis politiques définit ce cadre.
Le financement des partis politiques permet également de pallier certaines injustices liées à nos traditions, comme la place rétrograde réservée aux femmes.
La loi n° 2015 – 052 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans certaines fonctions nominatives et électives, en imposant le quota 30%, va dans ce sens. Même si dans certains pays ce quota est de 50%, on ne peut nier son impact positif sur l’émancipation des femmes au Mali.
L’Etat doit favoriser le financement des partis politiques au regard de la place importante qu’ils jouent dans la sauvegarde de la démocratie dans le pays.
Le respect des délais de la Transition
La situation du pays exige que les responsables se rencontrent pour trouver des solutions consensuelles aux problèmes du pays.
Le retour à l’ordre constitutionnel à la date prévue est impératif. Il y va de la crédibilité des responsables de la Transition. Bien entendu, ce retour doit se faire à travers des élections libres, crédibles et transparentes.
L’Audit du fichier électoral
Le fichier électoral a toujours été une pomme de discorde car le plus souvent les Audits ne sont pas à la hauteur.
Pour ces élections, la classe politique et la société civile doivent être impliquées dans l’élaboration des termes de référence (TDR) de l'Audit.
Nous devons penser au Mali et trouver des voies et moyens adéquats pour des élections transparentes, gage de développement et de stabilité pour le pays.
La loi électorale
Elle doit être relue. Une transition politique doit être caractérisée par la recherche de l’inclusivité et du consensus dans toute prise de décision. Notre propos n’est point de revenir sur les écueils de cette Transition que nous avions du reste stigmatisés plusieurs fois.
Nous estimons qu’il n’est pas encore tard et qu’une relecture de la loi électorale allant dans le sens de l’organisation d’élections crédibles est nécessaire.
Dans une élection, deux points sont parmi les plus importants pour assurer sa crédibilité :
1. L’identification des électeurs
2. La transmission des résultats
Sur le premier point, il faut des cartes d’électeur biométriques. Le référendum s’est déroulé dans des conditions chaotiques (la loi électorale fut modifiée pour faciliter le vote, sans la contrainte d’avoir la carte d’identité biométrique…) alors qu’une identification biométrique (électronique) avant de pouvoir voter est un gage de fiabilité des élections
La transmission des résultats bureau de vote par bureau de vote, en ayant recours aux nouvelles techniques de l’information et de la communication à travers des tablettes électroniques, contribuera également à garantir la transparence des scrutins.
La tenue d’élections libres, crédibles et transparentes doit être un impératif pour tout Malien soucieux de la situation de crise multidimensionnelle que subissent les populations. Il faut espérer que les résultats seront publiés dans les plus brefs délais, bureau de vote par bureau de vote, et que le perdant félicite le gagnant
Ce faisant, les conditions d’alternance seront créées et on évitera des coups d’Etat récurrents qui freinent le développement du pays.
Baïdy Maguiraga
maguiblog16.canalblog.com
A quand la fin des coups d'état en Afrique ?
Le coup d’état contre le Président Bazoum est étonnant et inquiétant.
Étonnant car je ne vois aucune raison qui tienne la route, ni de manifestations importantes demandant sa démission, ni de tensions sociales ou politiques.
Inquiétant car on est en train de cheminer vers des changements intempestifs, inappropriés, dangereux au gré des sauts d'humeur de certains pour peu qu'ils aient une once de pouvoir de déstabilisation.
De façon générale les coups d’état doivent être condamnés car, ils, faussent le jeu démocratique, freinent le développement et le plus souvent brident les libertés démocratiques.
Ce coup d'état contre le Président Bazoum doit être condamné avec la dernière énergie.
Pour avoir séjourné longtemps au Niger je peux témoigner que la démocratie y a fait un bond qualitatif depuis la conférence nationale de 1991 (avec quelquefois des ruptures de l’ordre constitutionnel..), mais surtout depuis l’avènement du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS TARAYA) au pouvoir.
Le Niger est un pays politiquement plus avancé que le Mali.
Au niveau législatif, depuis l’avènement de la démocratie, aucun parti n'a eu à lui tout seul la majorité des députés contrairement au Mali où le parti présidentiel a le plus souvent la majorité.
Bazoum figurait avec l'ancien premier ministre Hama Amadou parmi les principaux acteurs de leur conférence nationale de 1991. Contrairement à Hama Amadou, qui avait occupé de hautes fonctions Bazoum était presque un inconnu, un enseignant syndicaliste. Il a défendu avec brio le camp du changement qui a porté au pouvoir le premier président démocratiquement élu Mahamane Ousmane.
IL a été plusieurs fois ministres et, fait important à souligner, dans la déclaration des biens des membres du Gouvernement il était parmi, les moins riches bien qu’étant Président de la république, et, ayant occupé de hautes fonctions de l’Etat …
Il ne s’agit point ici d’être son laudateur, loin s’en faut ! mais de faire connaitre ses qualités d’homme d’état, qualités de nos jours rarissimes. Son nom n’a été évoqué dans aucun dossier de délinquance financière contrairement à certains de ses camarades impliqués dans des scandales avant son accession à la présidence de la république en avril 2021.
Au plan sécuritaire le bilan de Bazoum contredit à l’évidence les déclarations des putschistes. L’insécurité au Niger est de loin moins intense qu’au Mali ou au Burkina, deux pays frontaliers confrontés aux mêmes problèmes que le Niger
Comme dit un adage 《 Dieu, préservez-moi de mes amis, de mes ennemis je m'en charge 》
Prions pour que la raison gagne sur les sentiments ou les frustrations.
Baidy Maguiraga